GAMMM ::: i primi due anni (29 giugno 2006 – 29 giugno 2008)

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Indice dei materiali pubblicati nei primi due anni di lavoro | Two years’s index:

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da LA MOSTRA DELLE ATROCITÀ / J. G. Ballard. 1969

livello spinale

Apocalisse. La mostra di quest’anno, alla quale i pazienti non erano stati invitati, aveva un segno inquietante: tutti i quadri insistevano sul tema della catastrofe planetaria, come se questi pazienti, così a lungo segregati, avessero avvertito nelle menti dei dottori e delle infermiere una specie di sconvolgimento sismico. Catherine Austin passeggiava nella palestra che ospitava la mostra, e queste immagini bizzarre, che fondevano Eniwetok e il luna park, Freud e Elizabeth Taylor, le ricordavano le lastre dei livelli spinali messi a nudo che stavano nell’ufficio di Travis. Pendevano dalle pareti imbiancate come i codici di sogni incomprensibili, chiavi di un incubo nel quale ella aveva cominciato a giocare un ruolo più attivo e determinato. Si abbottonò il camice con aria severa mentre il dottor Nathan le si avvicinava, tenendo sotto il naso una delle sue sigarette col filtro dorato. “Ah, dottoressa Austin… Che cosa ne pensa? Vedo che è cominciata la Guerra dell’Inferno”.

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NODI / R. D. Laing. 1970

— • █ ■

R.D. Laing

NODI #5

[ da: Nodi, Einaudi, 1970. Traduzione di Camillo Pennati ]

5

Tutto in tutto

Ciascun uomo in tutti gli uomini

tutti gli uomini in ciascun uomo

Tutto l’essere in ciascun essere

Ciascun essere in tutto l’essere

Tutte le cose in ciascuna cosa

Ciascuna cosa in tutte le cose

Tutte le distinzioni sono mente, con la mente, nella mente, della mente

Niente distinzioni niente mente per distinguere

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da LE CHEMIN FAMILIER DU POISSON COMBATIF / Pierre Alferi. 1992

Le chemin familier du poisson combatif

Pour faire cette expérience
on place dans un aquarium
une cloison d’un bord à l’autre
percée en deux endroits
et une seconde au milieu
perpendiculaire et libre. Alors
en lui montrant une proie
on entraîne un poisson combatif
par le premier passage
le long de la seconde cloison
par le second passage
dans une ronde. Ensuite
voyant des proies à sa portée
il refera tout le détour. Ainsi
le jeune choucas retourne
à son point de départ
qu’il n’avait pas reconnu
en venant par l’autre côté.

Sorti. Il y a des pauses qui sont des coups de rame,
des longueurs parcourues les yeux fermés, les mains
dans les poches. Et même dans les tournants prévues,
toute une géométrie, une négociation inconscientes.
D’autres ont des aventures ; étonné de ne rien attendre
plus impatiemment qu’une heure libre, un prétexte
pour compliquer le chemin que j’emprunte tous les jours,
j’ai fait semblant de croire qu’il s’agissait d’une expérience.
Beaucoup seraient plus longs, comme le creusement
d’un tunnel, s’ils n’étaient aussi longs ; et leur point d’arrivée,
tout autre. Pour obtenir l’effet, la déviation voulus, j’ai décidé
de traîner en longueur les mouvements que je réprimais,
ralliant le même bord par la même promenade
et lui fixant comme but la rencontre de quelqu’un
que je ne connaisse pas. Soulagé d’avance que le seul
suspense, dans l’histoire, soit cette sorte, lâche.
Pas si facile de se convaincre que marcher se fait pas à pas,
qu’ici le modèle est le tact, non la vue. Après coup
j’imaginais un panorama déployé à mes pieds,
le trapèze jaune et blanc des V° et VI°
arrondissements, ses confins esquissés vert clair,
un trait noir, tremblant, gras comme celui d’une pointe
feutre. Ce sont au contraire les séquences
– l’enseigne du relieur, la grue , la blanchisserie,
le mur interminable de l’Institut des Jeunes Sourds,
la palissade en plastique vert et gris, les grilles, le bassin –
qui constituent le fonds de l’art de la mémoire.
Entre, une obscure opération relevant de la topologie,
de la zoologie. Lu des articles sur le sens de l’orientation,
les uns parlaient d’algorithme local, les autres
d’un flair de tout le corps, notamment musculaire.
Je monologue en route sur le ton contraint de la science
amusante, un cobaye autonome. La rue des Feuillantines,
la rue Saint-Jacques jusqu’à l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas,
la rue de l’Abbé-de-l’Epée jusqu’au jardin du Luxembourg
forment une gaine visuelle étanche qui m’imprime
le mouvement qui lui manque.

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